DECES D ADRIEN PINTO DE SAVIGNY
Dimanche, Adrien Pinto, un adolescent âgé de 16 ans qui participait à une course cycliste, est mort sur la route. Le responsable de l'accident, qui était ivre, dort en prison.
Adrien Pinto, 16 ans, originaire du département de l'Essonne en région parisienne, participait dimanche à une course cycliste organisée par l'AC Montdidier, une épreuve comme il s'en déroule des centaines chaque semaine (Courrier picard de lundi et mardi).
Ce jour-là, Adrien avait pris un peu de retard. Lâché par le peloton, il tenait tout de même à terminer la course. Le drame s'est produit vers 15 heures. L'adolescent se trouvait sur la route suivi par un automobiliste au volant d'une Citroën C3. Ce dernier, prudent, suivait le coureur à distance.
Mais son véhicule a été percuté par un chauffard au volant d'une Kangoo ; il s'agit d'un habitant de la commune d'Etelfay qui circulait en état d'ivresse.
Le conducteur de la C3 n'a rien pu faire pour éviter le choc et son véhicule a été projeté sur le jeune cycliste qui est passé sous les roues de la Citroën.
Malgré leur rapide intervention, les secours n'ont pu que constater le décès d'Adrien, tué sur le coup.
Les gendarmes de la compagnie de Montdidier ont interpellé le conducteur du Kangoo.
Il a été soumis à l'épreuve de l'alcootest. Celui-ci s'est révélé positif, affichant un taux de 2 grammes par litre de sang.
L'homme a été placé en cellule de dégrisement, puis en garde à vue. Il a ensuite été conduit au palais de justice d'Amiens. Sur réquisition du procureur de la République, une information judiciaire a été ouverte. Les gendarmes de Montdidier, qui agiront désormais sur commission rogatoire d'un juge d'instruction d'Amiens, devront établir avec précision les circonstances dans lesquelles l'accident s'est déroulé.
En attendant, le chauffard a été mis en examen pour conduite sous l'emprise de l'alcool, homicide involontaire et défaut de maîtrise.
Il a été placé sous mandat de dépôt en attendant d'être jugé sur le fond. Son permis de conduire a, bien sûr, été suspendu pour un délai de six mois par le préfet de région.
GEORGES CHARRIERES