tout est question de rentabilite

Publié le par velocite13

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"Que se soit un distributeur Crédit Agricole ou un autre, on s'en moque. Ce qu'on veut c'est un distributeur : c'est une question de service public!", s'insurge Youhenn Le Fur, retraité et membre du comité de défense du distributeur automatique de billets (DAB) de Spézet.

Le Crédit Agricole a fixé à 30.000 le nombre de retraits annuels nécessaires pour le maintien de l'unique DAB du bourg.

"On a l'espoir de le garder. Tout le monde est conscient que le distributeur est indispensable à la commune. Il y a beaucoup de commerces à Spézet, sa disparition poserait un véritable problème", affirme de son côté le maire DVD de Spézet, Gilbert Nigen.

L'agence du Crédit Agricole de la commune a fermé après avoir réduit ses heures d'ouverture et le vieux DAB installé sur la façade du bâtiment en plein centre s'est retrouvé condamné.

L'appareil, un ancien modèle largement amorti mais que le Crédit agricole ne souhaitait pas renouveler, devait disparaître en mai dernier selon une affichette encore présente sur la porte de l'agence, obligeant les habitants à faire 10 km pour trouver un autre DAB, à Châteaulin.

L'édile de la commune de 1.915 âmes avait d'abord demandé à La Poste d'installer un DAB dans son bureau. Mais il a essuyé un refus.

C'était sans compter sur la détermination des habitants pour sauver leur distributeur. Une trentaine d'entre eux se sont groupés en comité de défense du DAB et ont engagé la lutte comme il s'étaient battus quelques années plus tôt pour le bureau de poste.

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Publié dans SOCIETE

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