| Attécoubé : Insécurité Fusillade aux abords d’une église : un mort • vendredi 14 mai 2010 par Madeleine TANOU Le vendredi 7 mai 2010, une découverte pas vraiment catholique a été faite à quelques mètres seulement de l’Eglise méthodiste à Attécoubé. Un corps sans vie, criblé de balles. Celui d’un gaillard d’environ 1,80 m, vêtu d’un pantalon Jeans de couleur grise et d’une chemise kaki. On note des impacts de balles dans sa poitrine, à son cou et au menton. Les agents de la police, en charge des constats, ont pu l’identifier grâce à une attestation d’identité trouvée dans ses poches. Ainsi, l’homme répond au nom de Sangaré Youssouf. Il est né en 1974 à Adjamé. Comment expliquer alors le piteux état dans lequel il a été mis ? De fait, à en croire les renseignements, Sangaré Youssouf et trois autres forment un redoutable gang qui mène des assauts un peu partout à Abidjan. Un gang spécialisé dans les attaques de domiciles et autres commerces. Et ces derniers temps, cette bande de malfaiteurs s’est faite particulièrement active dans la commune de Yopougon. A la suite de nombreuses plaintes concernant les agissements de ce gang, les éléments du commissariat de police du 16ème arrondissement de Yopougon ont entrepris des recherches qui ont conduit à l’arrestation d’un des criminels. Et pour continuation d’enquête, le malfrat est mis à la disposition de la Direction de la police criminelle, un peu plus habilitée à conduire un tel dossier. Un dossier dans lequel il est question d’armes à feu et d’association de malfaiteurs. Le quidam donc arrêté, et qui se fait prolixe selon nos sources, avance que c’est de concert avec trois autres qu’il opère. Et de soutenir que ses complices sont tous basés dans la commune d’Attécoubé. Il fournit ensuite d’importantes et claires indications sur la tanière de ses comparses. Forts de tous ces renseignements d’une grande utilité, le vendredi 7 mai 2010, les éléments de la Police criminelle effectuent une descente sur les lieux. Mais alors qu’ils entreprennent de cerner le logis des malfaiteurs, des coups de feu se font entendre. En tout cas, les bandits leur signifient clairement qu’ils ne sont pas la bienvenue. Les flics, en pareille circonstance, ont tout loisir de riposter. C’est ce qu’ils font. Et c’est dans les échanges de tirs, que l’un des scélérats est abattu. A savoir, le nommé Sangaré Youssouf. Il est saisi sur lui, un pistolet automatique garni de trois munitions. Les deux autres malfaiteurs, ne voulant guère subir son sort, se laissent plutôt habiter par la sagesse. Ils se rendent donc littéralement aux agents des forces de l’ordre. En plus de celui qui les a « balancés », ce sont donc au total, trois gangsters qui sont mis aux arrêts |