ELEPHANTS DE COTE D IVOIRE
jeudi 29 avril 2010 / par Nicholas Mc Anally
A 44 jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde, les Ivoiriens s’interrogent sur la préparation et le nouveau visage des Eléphants en Afrique du Sud. Difficile de leur en vouloir : la fédération ivoirienne de football a pris son temps pour sélectionner… son sélectionneur et la Séléfanto n’a, pour l’heure, qu’un match amical de préparation d’organisé, face au Japon, le 4 juin.
Au contraire des Ivoiriens, les autres équipes africaines vont multiplier les rencontres avant le Mondial. L’Afrique du Sud, notamment, affrontera tour à tour la Colombie et le Danemark, après avoir multiplié les camps d’entraînement au Brésil et en Allemagne et avoir défié la Corée du Nord (0-0) et la Jamaïque (2-0). Mais le pays hôte est un cas particulier puisque les internationaux locaux ont été mis à disposition, depuis quelques mois, de Carlos Alberto Parreira, l’entraîneur des Bafana Bafana.
Un seul match de préparation
Les Lions Indomptables du Cameroun, eux, multiplieront les rencontres de préparation et seront opposés à la Géorgie, la Slovaquie, le Portugal et la Serbie avant de débuter le Mondial face au Japon. Un marathon de quatre matches qui surpasse les deux rencontres de l’Algérie (Irlande et Emirats Arabes Unis) et du Ghana (Pays-Bas et Lettonie).
Seuls les Super Eagles du Nigeria ont une seule rencontre au programme, la Colombie, une quinzaine de jours avant le coup d’envoi, face à l’Argentine. Mais, là encore, les hommes de Lars Lagerbäck sont un cas particulier. En effet, la NFF souffre de graves problèmes financiers et doit s’acquitter de plus de 100 000 € pour sa seule rencontre amicale à Londres.
Créer un groupe
Et la Côte d’Ivoire dans tout ça ? Un mois après sa nomination, Sven Goran Eriksson rencontre ses joueurs alors qu’il devrait préparer activement la Coupe du monde. Jacques Anouma, le président de la FIF, a beau clamer "Il n’y a pas le feu", les fans des Eléphants s’inquiètent du manque de réaction des dirigeants du football ivoirien.
Une compétition telle que le Mondial ne se prépare pas à la dernière minute. Et le manque de répondant du staff technique en inquiète plus d’un du côté d’Abidjan. Surtout que la Séléfanto doit redorer son blason après une CAN angolaise bien mièvre. Certainement que Sven Gorän-Eriksson a déjà tout ficelé. L’idée, semble-t-il, est de laisser certains joueurs clés se reposer après une saison longue et éprouvante, tout en rapprochant différents éléments afin de créer un groupe, une véritable équipe. Mais pour l’instant, nombreux sont ceux qui, à Yamoussoukro ou ailleurs, ont l’image d’un sélectionneur qui ne "suit que les rencontres de Chelse