derniere etape ce jour du tour du faso
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- Il est méconnaissable à l’arrivée, mais il est fort heureux.
derniere etape ce dimanche dyu tour du fasO ..
..A la fin de la 8e étape courue le vendredi 29 octobre de Bobo-Dioulasso à Pâ, toutes les équipes étaient unanimes : la 9e étape donnerait des vertiges.
Le seul mot d’ordre au sein des états-majors des différentes équipes était : attaquer ! En fait, la consigne venait de l’état du trajet.
Il fallait rouler devant pour pouvoir éviter les pièges et échapper aux effets de la poussière. La chance et la qualité de la monture devait faire le reste.
Ce n’est fût donc pas une surprise de voir Benjamin Trauche de Team reine Blanche et Laurent Mars de la Belgique ouvrir la série des attaques et contre attaques. Mais la fraîcheur étant la chose la mieux partagée au sein du peloton, les autres coureurs vont répondre du tic au tac.
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- La piste est cette curiosité de Tour du Faso qui laisse des traces toujours à l’arrivée.
On a remis tout à plat donc attendant le prochain courageux qui va oser attaquer. Burkinabé, Camerounais, Français et Belges animent chacun à son tour le peloton. Au croisement de Pourra-nationale 1, le sort de la course était indécis. Mais les choses vont vite changer.
Car Tarbagdo Etienne seul lance le défi. Comme il fait parti des mal classés, 26e au temps après la 8e étape et 31 points au tableau du classement par points, ce jeunot n’inquiétait personne.
Les ténors lèvent quelque peu le pied de l’accélérateur. Etienne fort courageux se battra donc tout seul contre soleil poussière et vent. Il enlève tout seul le premier point chaud, celui du village Labas au km 29,2.
Ce n’est que 5s après que Gucwa Zbigniew (Team Reine Blanche) suivi de Abdou Sokondo vont boucler la liste des trois gagnants. Des intercalés tentent de partir de là d’aller chercher le fuyard.
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- Même les coureurs burkinabé à l’arrivée semblent se demander ce qui leur est arrivé.
Mais le peloton les ramène bien vite à la raison. Tarbagdo qui n’en demande pas mieux redouble d’effort. A Tita, sur la ligne du 2e sprint intermédiaire, il a 1mn 5s d’avance. Là encore, on assiste à une arrivée, dans son dos du duo Gucwa Zbigniew (Team Reine Blanche) et Abdou Sokondo dans l’ordre.
Le coureur du Mali, Tidiani Sanogo est victime d’une sortie de piste. Heureusement, il y aura plus de peur que de mal. Alors qu’on annonçait le 3e point chaud prévu pour Sabou, Etienne le fuyard est toujours en tête du peloton. Mais il sentait, en passant la ligne, le souffle des poursuivants dans son dos. Sentant la piste venir, le peloton avait décidé de mettre fin à cette escapade qui n’avait que trop duré, surtout que l’avance avait atteint les 3mn40s.
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- Rasmané Ouédraogo a joué la malchance à fond sur cette étape.
Ce sont principalement Téga Martinien (Cameroun), Sokondo Abdou (Burkina), Yaméogo Yacouba (Burkina), Destruel Sébastien (France), Tauret Guillaume (Cantal/ France), Délic Bram (Belgique), Ouédraogo Idrissa (Burkina) et Jérémy Burton (Belgique) qui vont être les principaux artisans de cette chasse. Ils se lanceront de bon cœur et l’avance de Etienne va fondre comme du beurre au soleil.
Avec la poussière soulever par la caravane, la visibilité était nulle. Mais il était écrit que le jeune Tarbagdo n’aura point d’honneur sur cette étape. La meute lancée à ses trousses le submergera en pleine brousse. Les 26 km séparant Sabou et Koudougou totalement en piste furent un vrai calvaire. Nul n’était à l’abri de panne. En tout cas, Rasmané Ouédraogo gardera un mauvais souvenir de cette étape. A 5 km de l’arrivée, c’est une crevaison assassine qui s’empare de lui.
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- Nombre de coureurs vont se souvenir aussi longtemps de cette piste.
Il parvient, après réparation à revenir dans le peloton mais il n’avait plus « de jus » pour la dernière bataille. C’est l’inusable Botman Win des Pays-Bas qui rentre premier à Koudougou. Il est suivi de Oumarou Minoungou, Julien Chick, Traoré Bécaye (Sénégal) et Laurent Mars qui consolide ainsi sa place de porteur du maillot vert.
Ce dimanche, 31 octobre, c’est le bouquet final. Pour cette 10e étape qui prend son départ à Korsimogho à 8h 25mn, on n’attend pas un chambardement. C’est la finale. Et comme tout Ouaga sera dehors pour admirer les héros, la partie sera sans pitié.
Ceux qui semblent avoir tout perdu ont le droit de miser sur cette ultime étape. Il y a en même qui vont la prendre pour la victoire du Tour. Après tout, devant ce parterre d’autorités qui ne rêve pas de jouer le bon rôle. La grande bataille, c’est donc demain dimanche. Il y aura des étincelles, c’est promis sur 115,200 km.
M Bélem